Accueil du site > L’association > Assemblées Générales > AG 2011

AG 2011

samedi 1er juillet 2017, par Marie-France

Assemblée générale du 3 décembre 2011 COMPTE-RENDU

Sont représentés 21 membres : 15 pouvoirs et 6 présents Nombre total de 37 membres actifs. Le quorum fut atteint.

Madame Marie-France Poupon, Présidente, déclare l’assemblée ouverte à 11h. Le secrétariat est assuré par MF Poupon. Elle reprend les éléments du PV de l’AGO précédente (du 14 décembre 2010) et obtient l’approbation du PV de l’assemblée de 2010 à l’unanimité.

L’aasociation Les Eaux du Gange existe depuis 22 ans, elle continue à assurer le soutien des enfants de parents lépreux dans les réserves de Balasore et Adra. Les Eaux du Gange existe grâce à l’initiative de Raymonde HERBET et à la générosité et la confiance constante et fidèle de ses membres. Qu’ils soient chaleureusement remerciés !

Les dons et parrainages continuent à être collectés, même si une baisse sensible est observée. Nous savons par les sœurs en charge des enfants que ces dons leur sont tout à fait nécessaires, dans une situation inchangée de pauvreté extrême.

Au cours de cette année, des nouvelles des enfants nous sont parvenues régulièrement, de Balasore par Sœur Cecily. Sœur Cecily nous a envoyé son rapport annuel (en annexe). Sœur Cecily a beaucoup souffert cette année d’un herpes qui l’a fait souffrir. Elle se remet difficilement. Cette année, les messages habituels personnels des enfants parrainés nous ont été adressés mais parvenus en retard ! Nous avons aidé les enfants de Balasore essentiellement et nous avons maintenu une aide modeste à Adra. Au total à Balasore une quarantaine d’enfants sont parrainés, une aide est également apportée aux enfants de la nurserie, dont 12 ont été admis à l’école. Un petit nombre d’enfants, parrainés depuis plusieurs années continue à l’être lorsqu’ils poursuivent des études. Nous vous rappelons que - bien que les parrainages soient nominatifs, c’est à dire adressés pour le soutien d’un enfant en particulier - les fonds que nous adressons sont utilisés pour le soutien de l’ensemble des enfants recueillis à Balasore et Adra. Ainsi en décident les sœurs qui ont à charge quotidiennement le soin des enfants. Elles font pour le mieux, et elles ont toute notre confiance.

Pour nous aider à se représenter la vie de ces enfants, Anne-Claire Goudal a tourné une vidéo, l’an passé et elle pourra en mettre des copies à disposition, dès qu’elle sera prête. En quelques mots, les jeunes enfants de l’âge de la crèche rejoignent le centre où ils sont pris en charge par les sœurs. Ils reçoivent un repas chaud et les sœurs peuvent voir s’ils vont bien ou s’il y a des problèmes, notamment de santé. Pour les enfants scolarisés, le parrainage permet de les aider pour leur pensionnat, l’habillement et les fournitures scolaires.

Anne-Claire, suite à sa visite en Mars 2011, nous a fait également un « topo » (en annexe). Cette visite est très utile car elle nous permet de bien voir comment sont utilisés les dons que nous envoyons, et de prendre conscience combien ils continuent à être indispensables.

Nous avons ouvert un site Internet qui devrait permettre de faire connaître notre action et une meilleure communication entre nous et de recruter peut-être d’autres parrains. Vous pouvez consultez le site sur www.eauxdugange.asso.fr. Jusqu’à présent, il n’a pas été consulté … Il ne faut pas désespérer et poursuivre notre effort. Nous continuons à chercher comment trouver des financements. Anne Claire a rapporté de son voyage en Ide des pièces de tissu pour confectionner des petits sacs ou objets qui pourraient être vendus. Mais il faut faire ces objets et trouver où les vendre ! Le film-reportage sur Balasore pourrait être également proposé à l’achat, il sera prêt à la rentrée de Septembre. Grâce à notre nouveau trésorier, toutes nos difficultés ont pu être surmontées. Il connaît notre Association depuis sa création et avait beaucoup aidé Raymonde Herbet, en tant qu’ami et voisin. Il nous est plus largement d’un grand soutien pour la marche de notre Association. Il a proposé de présenter une demande de financement à la Mairie de Gif. Un dossier devra être préparé.

Rapport Financier (voir 2 pièces jointes)

Le résultat de l’exercice décembre 2010- novembre 2011 est présenté sur deux tableaux ci-joints qui font apparaître des rentrées de 9066,38 euros, en diminution d’environ 500 euros sur l’exercice précédent. Comme d’habitude les recettes de l’exercice sont : d’une part les virements mensuels de parrainage qui sont par nature réguliers, et d’autre part les chèques ou virements ponctuels qui sont pour la plupart reçus en fin d’exercice suite à la réception de la convocation à l’Assemblée Générale de début décembre ! C’est pourquoi nous terminions systématiquement l’exercice avec une trésorerie plus que confortable. Cette année, nous avons appliqué notre décision prise à la dernière A.G.de ne plus attendre la fin de l’année pour effectuer en une seule fois un transfert aux Soeurs. Ainsi le report à nouveau en fin d’exercice 2010-2011 est de seulement 1000 € au lieu 4000 € l’année précédente après avoir transféré exceptionnellement aux Sœurs la somme de 12000 €.

Ainsi que le montre la proposition de budget pour l’exercice 2011-2012 présentée à l’Assemblée, nous avons tablé sur des recettes en diminution après avoir constaté l’absence de quelques règlements par chèques, tandis que les parrains réglant par virement mensuel sont tous au rendez-vous. Il semble que notre convocation à l’Assemblée Générale n’ait pas servi d’appel de fondsn, comme nous l’espérions et que plusieurs parrains n’aient pas envoyé leur chèque annuel pour l’A.G. Nous en tiendrons compte à l’avenir. (Nous soulignons, en mettant au propre ce compte rendu, que quelques-uns ont depuis envoyé leur chèque ce dont nous les remercions particulièrement.) Il n’en reste pas moins qu’il semble que nous n’atteindrons nos transferts budgétés vers Balasore et Adra, en nette diminution toutefois car nous avons épuisé les réserves, que si nous recevons les subventions de notre généreux donateur, le Lyon’s Club, et si possible de la Mairie de Gif que nous allons contacter.

L’Assemblée renouvelle à nos donateurs effectuant des virements mensuels sa proposition de faire passer si possible le montant de leurs virements à 22 euros (vingt deux) tout rond !

Questions diverses Le regroupement des 2 associations des Eaux du Gange (Aquitaine et local) n’a pas été ré-évoqué. En fait le coût administratif serait élevé et l’idée a été abandonnée. Mais le soutien de Bernadette Tisné, des Eaux du Gange Aquitaine est essentiel.

Le conseil d’administration a été renouvelé, à l’exception d’Elisabeth Bigg, qui a quitté la région parisienne, il comprend Marie-France Poupon, présidente, Bruno de Mones trésorier (bmfdemones@hotmail.com), Marie-Claude Druesne,(cmcd@sfr.fr), Anne-Claire Goudal (achamon@orange.fr), Janice Francou, (francou8@wanadoo.fr), Bernadette Tisné (tisnebernadette@yahoo) et Martine Hamon, (jacmarhamon@wanadoo.fr)

La prochaine assemblée générale se tiendra le premier samedi de décembre 2012. L’ordre du jour étant épuisé, l’AG fut close à 13h.

Annexes

Rapport de Sœur Cécily, envoyé de Balasore L’année scolaire de nos enfants commencent en Avril. Quatre ont été admis à la pension KC.PUR, un des garçons à la pension des garçons à Bagmora. Les autres coontinuent comme l’an passé, en pension et à l’école. Dix enfants de la nurserie sont restés dans notre centre à Balasore, et vont à l’école la plus proche.Certains sont très petits en taille. Ils iront à l’école pour un mois, puis ils ont leur vacances jusquà fin Juin. Cette année ils ont eu de très longues vacances, en raison de la chaleur très forte cet été. Cette année, nous avons eu une élève qui est passée en 10 ème, deux ont fait une seconde et trois ont pu terminer leur cycle scolaire (et obtenir le BA). Comme d’habitude cet été, nous avons gardé les enfants. Certains n’étaient pas très intéressés par l’étude, bien que nous ayons fait des efforts dans ce sens. A la rentrée de Juin nous avions 32 enfants en pension aux centre et scolarisés à proximité. Nous avons préparé une fête le 15 Aout avec les enfants et les parents, mais en raison de la pluie torrentielle, nous n’avons pas réussi tout notre projet. C’est vraiment seulement grâce à votre association que nous pouvons aider ses enfants non désirés par la société. Leurs parents ne sont pas capables de les éduquer. J’apprécie et vous remercie de toute votre aide, pour aider ces petits à rester en vie et à grandir.

Petit topo du séjour à Balasore, par Anne-Claire : séjour intense et émouvant ... nous avons encore dans la tête le sourire des Soeurs, des enfants, des adultes. Nous y avons aussi les rires car ils n’ont rien, mais tout à donner surtout la joie de vivre ... quelle belle leçon de vie ! Nous avons été accueillis très chaleureusement par Sister Cecily dans la villa " Sans Soucis" donnée par les demoiselles Agnès et Gertrude UMDERWOODS en 1967 ( j’avais oublié ce détail qui est parlant !! )

Environnement : La Soeur a eu besoin de nous parler tout de suite du climat instable, et de l’insécurité parfois, qui règnent dansl’état de l’Orissa. En effet, en 2007, un chef hindou et quelques chrétiens dont un prêtre sont tués de même qu’un centre catholique brûlé. En représailles il y a 352 personnes tuées ... aujourd’hui l’état de l’Orissa est instable. Les journaux rappellent un meurtre quotidien. Les trains sont également attaqués. Aujourd’hui, on parle d’une guerre de religion. Le centre ne semble pas menacé directement mais les soeurs sont inquiètes. Elles restent cependant actives et très courageuses. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé de dormir les deux nuits dans le centre ce qui n’a pas posé de problème. Les Soeurs remplissent donc pleinement leur rôle et ne sortent que lorsqu’il est nécessaire et que la situation est stable. Néanmoins le centre quant à lui reste accessible pour tous y compris le dispensaire qui accueille tout public et toutes religions confondues. Tout au long de notre séjour nous avons échangé avec les Soeurs sur leur quotidien, leur préoccupation. En voici donc un résumé que je préfère présenter par thème !

Voici les Soeurs actuellement au centre : Sister Cecily ( Soeur principale ) Infirmière, Sister Alphonsa / infirmière qui travaille au dispensaire, Sister Anima : institutrice arrivée dernièrement le 21 janvier 2011. Sister Probasini : institutrice. Sister Minati : enseigne à l’atelier couture 6 autres jeunes filles aident au bon fonctionnement du centre. Lever à 5h30 tous les matins !!!

Un petit mot sur Balasore : Cette petite ville se situe à 4h en train au sud de Kolkatta ( Calcutta ) dans l’état de l’Orissa. C’est un état plutôt rural connu surtout pour ses superbes temples à Bubaneshwar et à Konarak pour le fameux temple du Soleil. Ici, l’anglais n’est pratiquement pas parlé. On parle l’ORYA , langue administrative. Au coeur des villages, on utilise des langues dites tribales comme le " SANTALI", le " KUI" , le "MUNDA" et le "SAURA"

Le Financement du centre de Balasore. Le financement du centre vient de différentes ressources. L’Etat Indien semble contribuer un peu mais c’est surtout " les Eaux du Gange " qui a alimenté le principal foyer financier. Il y a aussi la Suisse et depuis deux ans, et l’Espagne qui aide à construire un pensionnat au sein du centre de Balasore pour les petite filles dont les villages, comme celui de BASTA, sont trop éloignés. L’association espagnole s’appelle « Manos Unidos » . A ce jour il reste à meubler les salles. Pour le moment, il y a un groupe de fillettes qui vivent à la semaine au centre à côté des personnes âgées. L’ambiance y est très chaleureuse et gaie. Cela apporte une présence positive pour les personnes âgées.

L’argent envoyé par "les Eaux du Gange" est principalement destiné aux parrainages des enfants en pensionnat : vêtements, électricité, nourriture, fournitures scolaires, médicaments et pension.

La Nursery : Elle existe belle et bien et les enfants sont toujours aussi attachants. Nous avons séjourné à Balasore pendant la " Sahawati Puja " ... fête du printemps. Et puisque les Soeurs respectent la religion des enfants hindous, il n’y avait pas école. La Soeur explique qu’il est difficile d’avoir une classe complète chaque jour. Les difficultés sociales des familles n’encouragent pas les enfants à se rendre à l’école quotidiennement. Les Soeurs mènent un combat quotidien pour aider les parents à prendre conscience de l’importance de l’éducation.

L’atelier Couture : Ce dernier fonctionne toujours aussi bien. Il y a 15 machines à coudre. Les vêtements confectionnés servent aux enfants et aux jeunes femmes qui aident au centre. Il n’y a pas de vente. Il s’agit toujours d’un centre d’apprentissage pour que les femmes puissent par la suite exercer un métier en ville. Sister Minaty enseigne cette matière avec joie.

Le déroulement scolaire des enfants : La Nursery accueille les enfants de 3 à 5 ans. Ils sont accompagnés par les familles vers 10h. Les parents viennent les chercher vers 16 h30. Il y aurait 70 inscriptions mais tous ne viennent pas quotidiennement pour les raisons que j’ai évoqué antérieurement. Les enfants sont accueillis dans le jardin d’enfant. Ensuite distribution de repas complet ( riz, légumes, parfois viande ) Puis ils se déshabillent pour porter l’uniforme confectionné par l’atelier couture. Apprentissage de l’Orya ( langue parlée en Orissa ) car la population ici ne parle pas anglais ni hindi mais le Santali. Il s’agit d’un dialecte. Sieste par la suite avant le retour à la maison De 5 à 10 ans, les enfants sont scolarisés, les filles en ville et les garçons d’avantage dans les villages des alentours. Après 10 ans, les enfants partent en pension dans différents districts : Mitrapur pour les filles,, Krishnachandrapur pour pensionnat mixte, Hatigarh et Bhagamora pour les garçons,

A notre grande surprise, nous apprenons que l’Etat de l’Orissa est une région géographique de l’Inde où l’anglais est peu parlé. Les enfants ne pratiquent pas cette langue. C’est une des raisons pour lesquelles il est difficile d’échanger nos courriers même avec les jeunes étudiants.

Le devenir des enfants après leur scolarité. L’Orissa est un état indien très rural. Les filles travaillent dans leur famille avant de se marier ( âge légal : 18 ans ). Les garçons deviennent menuisier, charpentier, agriculteur, commerçant, conducteur de rickshaw… Dans l’histoire de l’association un jeune garçon est devenu instituteur dans un village où il ne parle que l’orya et le santali ( dialecte parlé par les villageois de l’Orissa, du Bengal et du Bihar ) Il n’y a pas de notion d’anglais enseignée.

L’inquiétude actuelle des Soeurs Le prix du riz a nettement augmenté et la nourriture aussi. Les enfants et les Soeurs ne mangent pas quotidiennement de la viande.

Et si le centre fermait ??? Sister Cecily nous regarde inquiète et triste. Les enfants retourneraient travailler dans les champs avec leurs parents sans aucune éducation ou mendieraient à l’entrée de la ville. Même si le gouvernement tente d’imposer l’éducation à partir de 6 ans, les familles rencontrées ont d’autres préoccupations : manger un petit peu tous les jours ... De plus ce n’est que le centre de Balasore qui aide les enfants de familles lépreuses !!!!!!

Au sujet de la Lèpre Autour de Balasore, il n’y a presque plus de nouveau cas. Le gouvernement indien contribue à la distribution de traitements. Des dispensaires en campagne sont aménagés. Dès les premiers symptômes, les enfants et adultes sont soignés. Nous avons donc pu aller à la rencontre des parents malades ... un moment d’humanité, de sourire, de partage .... un instant de vie qui ne nous laissera plus jamais indifférents ...

Notre vœu Ce que nous suggérons à notre retour pour les enfants en guise de projet : permettre aux Soeurs d’accompagner les enfants au bord de la mer ( qui se trouve à une dizaine de kilomètres ) en louant un bus, un jour de fête hindoue ( car les Soeurs respectent scrupuleusement leur religion ). Ce serait un tel bonheur pour les Soeurs et les enfants de partager un moment de loisir ensemble ...

Nous avons donc quitté Balasore le coeur serré mais heureux de constater que les Soeurs font un travail admirable, courageux et respectueux envers les enfants et les familles. Vivement la prochaine visite ... Anne-Claire Goudal

Documents joints